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	<title>Vive la detection &#187; Archeologie</title>
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	<description>Le blog du syndicat DETEXPERTS</description>
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		<title>Une étude des archéologues anglais souligne l’interet de la détection en labours.</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jul 2018 13:38:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[David Cuisinier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Archeologie]]></category>
		<category><![CDATA[Déclarations]]></category>
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		<description><![CDATA[Article paru dans le n°64 du Fouilleur. A l’heure où certains de nos détracteurs rêvent d’un Grand Soir où tout le territoire français serait déclaré comme site archéologique, les archéologues anglais, bien plus pragmatiques comme à leur habitude, nous expliquent qu’il vaut mieux exhumer les objets ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Article paru dans le n°64 du Fouilleur.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’heure où certains de nos détracteurs rêvent d’un Grand Soir où tout le territoire français serait déclaré comme site archéologique, les archéologues anglais, bien plus pragmatiques comme à leur habitude, nous expliquent qu’il vaut mieux exhumer les objets des labours plutôt que de « les laisser à étude pour les générations suivantes d’archéologues». Décryptons ensemble les conclusions de ce rapport mené par un éminent archéologue de l’Université de York <a href="https://www.researchgate.net/publication/279680538_Charting_the_effects_of_plough_damage_using_metal-detected_assemblages">accessible ici.</a></p>
<h2 style="text-align: justify;">Une étude réalisée par un archéologue et un prospecteur</h2>
<p style="text-align: justify;">Julian D Richards est un professeur en Archéologie spécialisé dans le recensement des données archéologiques et dans les technologies de l’information. Il est l’auteur avec D. Haldenby, un prospecteur anglais, de l’étude intitulée «Charting the effects of plough damage using metal-detected assemblages» qui se traduit par «Analyser les dommages imputables aux labours sur les objets et débris trouvés par des détecteurs de métaux».</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Many thousands of metal objects are retrieved from arable fields every year, by casual discovery or by treasure-seekers with metal-detectors. What is the status of this material? Here a senior archaeologist and a metal-detectorist get together to demonstrate scientifically the hostile context of the ploughsoil and the accelerating damage it is inflicting on the ancient material it contains. Their work raises some important questions about the ‘archive under the plough’: is it safer to leave the objects there, or to take advantage of a widespread hobby to locate and retrieve them?</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce rapport scientifique se demande s’il vaut mieux laisser sous terre les vestiges archéologiques ou les exhumer compte tenu du contexte hostile des labours qui accélère la dégradation de ces objets.<br />
Les auteurs commencent par souligner l’impact plus que positif du Treasure Act qui facilite les déclarations de trésors. Des trésors, parmi les plus célèbres outre-Manche, ont été découverts dans un état exceptionnel. Toutefois, la plupart des objets découverts dans les labours sont trouvés dans un état très abîmé. Plusieurs études anglaises confirment que les archéologues sont parfaitement au courant des dommages engendrés par les pratiques de l’agriculture moderne. Ces dommages peuvent être d’ordre chimique (à cause des pesticides) ou mécaniques (coups de herse). Avant cette étude, des ossements et des poteries avaient été étudiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Il existe également une étude sur l’état des fibules et notamment les différences entre les fibules trouvées lors de fouilles «profondes» et celles trouvées en terre arable, c’est à dire en terre qui peut être labourée ou cultivée.<br />
Bien que certains archéologues stigmatisent l’utilisation de détecteurs de métaux comme «destructive», plusieurs études démontrent le contraire. L’auteur affirme même que les prospecteurs sont une source de données pouvant contribuer à comprendre les mécanismes qui amènent à la destruction de ces objets archéologiques en labours. Il faut dire que les anglais ont compris depuis plusieurs décennies l’apport des prospecteurs dans le domaine de la collecte de données archéologiques.</p>
<div id="attachment_5721" style="width: 830px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2018/07/epingles.jpg"><img class="size-full wp-image-5721" alt="A gauche, une épingle saxonne cassée trouvée en labour avec un détecteur. A droite, une terminaison de boucle saxonne. Bien que plus robuste que les epingles elles sont souvent retrouvées tordues bien qu’elles se perdent «moins facilement» que les épingles car rivetées.  Elles confirment donc egalement les conclusions de cette étude." src="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2018/07/epingles.jpg" width="820" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche, une épingle saxonne cassée trouvée en labour avec un détecteur. A droite, une terminaison de boucle saxonne. Bien que plus robuste que les epingles elles sont souvent retrouvées tordues bien qu’elles se perdent «moins facilement» que les épingles car rivetées.<br />Elles confirment donc egalement les conclusions de cette étude.</p></div>
<h2 style="text-align: justify;">Les cas des épingles et terminaisons de ceintures saxonnes</h2>
<p style="text-align: justify;">Les épingles et terminaisons de ceintures saxonnes (VIII et IX ème siècles) sont la plupart du temps trouvée tordues et cassées en labours. Ces artefacts sont parmi les plus nombreux et les mieux documentés grâce aux prospecteurs. C’est donc tout naturellement que les auteurs ont porté leur choix sur ces 2 artefacts pour leur étude. Ces épingles étaient utilisées sur les vêtements, dans les cheveux ou dans les voiles de linceul. On peut se demander si les objets trouvés en détection sont abîmés «d’époque» c’est à dire qu’ils ont été jetés car cassés ou tordus et qu’ils ont terminé dans un labour. Les données analysées dans l’étude tordent le cou à cette idée reçue. De manière générale, ces deux artefacts sont trouvés complets et non tordus en fouille, alors qu’en labours, lorsqu’ils sont trouvés par des prospecteurs, ils sont beaucoup plus abîmés. Les aiguilles trouvées en détection ont souvent perdu leur patine à l’endroit où l’épingle se tord ce qui prouve que c’est un évènement récent (comme le passage d’une charrue) qui a conduit à abîmer l’objet. L’objet n’a donc pas été jeté il y a 123 siècles car il était abîmé !</p>
<p style="text-align: justify;">Plus les objets sont gros, plus ils sont susceptibles d’être influencés par des phénomènes mécaniques et donc de s’abîmer en plusieurs morceaux. Un engin agricole a plus de chance de couper une épingle complète de 10cm en deux qu’un petit morceau de l’aiguille de cette épingle. Ainsi, les auteurs ont noté que les tailles des épingles trouvées en terre arable diminuent avec le temps sous entendant que les dommages imputables au travaux agricoles intensifs modernes sont de plus en plus conséquents, d’autant qu’il est plus facile de trouver avec un détecteur une épingle complète avec sa tête qu’un petit morceau de l’aiguille qui la compose. Cette méthode peut être appliquée à d’autres objets de diverses époques (fibules etc&#8230;).</p>
<h2 style="text-align: justify;">La conclusion que nos détracteurs devraient lire</h2>
<p style="text-align: justify;">Les auteurs ont démontré que l’état des objets retrouvés dépend de l’histoire agraire des sites étudiés. Si les sites ont été cultivés de manière intense, les objets seront davantage abîmés. Les résultats attestent que les objets sont de plus en plus fragmentés avec le temps qui passe. Les labours sont donc susceptibles de complètement détruire les artefacts contenus dans les couches supérieures du labour.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ploughing eventually causes metallic artefacts to degrade completely, and therefore recovery by metal-detection (although considered by some to be destruction) is preferable to the alternative of doing nothing.</em></p>
<p>En conséquence, l’extraction de ces objets par les utilisateurs de détecteurs de métaux est donc préférable à ne rien faire.; c’est à dire les laisser dans le sol. Rappelons que cette étude s’applique aux couches supérieures d’un champ, c’est à dire celles qui sont remuées par les travaux agricoles. Ces strates sont d’ailleurs très souvent ignorées par les archéologues car sources d’erreur potentielles. C’est pour cela que des bulldozers et des pelleteuses évacuent généralement 50cm à 80cm de terre avant d’atteindre la profondeur qu’ils souhaitent étudier. Peu d’archéologues se donnent la peine d’étudier ces remblais alors qu’ils renferment presque toujours de nombreux artefacts en rapport avec l’histoire du site. Là encore, les archéologues anglais ont compris depuis longtemps que les prospecteurs pouvaient leur faire gagner un temps précieux; c’est pour cela qu’ils utilisent ces derniers sur bon nombre de chantiers de fouille ou pour des prospections préliminaires visant à évaluer le potentiel d’un site.</p>
<p style="text-align: justify;">En France, ceux qui faisaient appel aux prospecteurs pour les aider dans leurs recherches ont été victimes d’une chasse aux sorcières parmi leurs rangs. Ainsi les rares partenariats archéologues-prospecteurs en France sont menés de manière non officielle, et c’est une tragédie pour notre patrimoine car la perte d’information est énorme; bien plus énorme que les soit disant dommages imputables aux prospecteurs qui de toute façon ne sont pas susceptibles de dépasser la couche arable d’un labour de par les limitations techniques actuelles en matière de puissance des détecteurs de loisir.</p>
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		<title>Une chape de plomb est tombée sur la recherche archéologique par L-P Delestrée</title>
		<link>http://www.viveladetection.fr/chappe/</link>
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		<pubDate>Sun, 30 Mar 2014 16:53:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[David Cuisinier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Archeologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici une tribune parue dans le monde en 2011 rédigée par Louis Pol Delestrée. http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/03/l-archeologie-francaise-file-un-mauvais-coton_1487428_3232.html Vous comprendrez que la chasse aux prospecteurs orchestrée par une poignée d&#8217;extrémistes avec l&#8217;av...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Voici une tribune parue dans le monde en 2011 rédigée par Louis Pol Delestrée. <a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/03/l-archeologie-francaise-file-un-mauvais-coton_1487428_3232.html">http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/03/l-archeologie-francaise-file-un-mauvais-coton_1487428_3232.html</a></p>
<p style="text-align: left;">Vous comprendrez que la chasse aux prospecteurs orchestrée par une poignée d&#8217;extrémistes avec l&#8217;aval de quelques mandarins poussiéreux du ministère n&#8217;est que la partie visible de l&#8217;iceberg !</p>
<h2 style="text-align: justify;"><a href="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/03/plomb2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-5131" alt="archeologie louis pol delestrée le monde" src="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/03/plomb2.jpg" width="1195" height="459" /></a></h2>
<h2 style="text-align: justify;">Une chape de plomb est tombée sur la recherche archéologique pour des raisons qui étaient pourtant prévisibles.</h2>
<p style="text-align: justify;">Dans ce paysage, force est de constater que la place de l&#8217;archéologie bénévole est devenue à peu près nulle : elle a été marginalisée, imprudemment détruite sous toutes ses formes. Aussi bien sa collaboration sur les chantiers de l&#8217;Inrap (Institut national de recherche archéologique préventive) n&#8217;est elle pas possible, selon le ministère de la culture, pour de mauvaises raisons telles que l&#8217;absence de contrat de travail obligatoire, de protection sociale, etc. Le vrai motif est que dans le régime actuel de l&#8217;archéologie préventive, la candidature d&#8217;équipes très peu coûteuses serait considérée par d&#8217;aucuns comme un &#8220;dumping social&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, les chantiers de fouilles programmées offrent en théorie un cadre aux amateurs. Mais il faut bien réaliser que faute de crédits ou en raison de blocages administratifs, ces chantiers se sont réduits comme peau de chagrin. Pour une époque déterminée, il n&#8217;est pas rare qu&#8217;un seul chantier s&#8217;y rapportant soit destiné aux fouilles dans une région comprenant quatre à cinq départements. Or, si l&#8217;on prend en compte les membres de l&#8217;encadrement, les vétérans de l&#8217;équipe et les étudiants  prioritaires, l&#8217;accès aux bénévoles devient dérisoire. En outre, les chantiers dirigés par les bénévoles, si compétents soient-ils, sont devenus rarissimes : A cet égard, la magnifique fouille de l&#8217;ensemble gallo-romain de Chateaubleau (S. et M.) fait figure d&#8217;exception.</p>
<p style="text-align: justify;">Est-ce à dire pour autant qu&#8217;une archéologie professionnelle n&#8217;était pas indispensable ? Certainement pas. Il est tout à fait évident qu&#8217;une généralisation de l&#8217;archéologie préventive suppose des structures pérennes, disponibles à tout moment sur l&#8217;ensemble du territoire et placées sous une direction centralisée.</p>
<p style="text-align: justify;">Est-ce à dire que les opérations de fouilles soient de meilleure qualité que celles menées naguère par les équipes bénévoles ?  La réponse doit être nuancée. Certes, les techniques  ont évolué. De même, les analyses métalliques se sont affinées. Cependant, les équipes actuelles mènent leurs fouilles avec les mêmes outils et appareils de visée que ceux utilisés naguère par les anciennes équipes dont les relevés topographiques étaient tout à fait fiables. La spécialisation professionnelle n&#8217;est pas en soi une condition de réussite : en contrepoint de très belles opérations de fouilles, comme celles des tombes franques aristocratiques de Saint-Dizier, il faudrait citer bien des opérations médiocres et peu signifiantes, certaines mal conduites comme la fouille récente de la Caillaudière à Sallertaine en Vendée.</p>
<p style="text-align: justify;">Est-ce à dire que les résultats scientifiques soient supérieurs à ceux que l&#8217;on obtenait naguère ? Rien n&#8217;est moins sûr : la finalité d&#8217;une fouille réussie est sa publication, c&#8217;est-à-dire la venue au jour de ses résultats et ses apports. Or, la carence chronique de publications exhaustives reste préoccupante. Pourtant, le nombre des spécialistes français et leur compétence ne sont pas en cause : ils sont mal informés et mal utilisés et ne disposent pas de supports satisfaisants pour faire connaître leurs travaux. Sur 200 opérations de fouilles annuelles menées par l&#8217;INRAP, combien seront publiés dans des délais raisonnables ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>UNE FAUTE MAJEURE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bref, l&#8217;abandon volontaire de l&#8217;archéologie bénévole fut à coup sûr une faute majeure qu&#8217;il sera très difficile de corriger.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la mise en œuvre d&#8217;une archéologie professionnelle fut bien une nécessité dans le dernier tiers du XX<sup>e</sup> siècle, elle n&#8217;était nullement exclusive de l&#8217;archéologie traditionnelle à laquelle on devait tant, et qui aurait pu lui apporter l&#8217;appoint indispensable qui lui fait à présent défaut.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, au lieu de rallier les amateurs encore disponibles et de recréer les conditions d&#8217;un rapport de confiance, les autorités choisissent ce moment précis pour s&#8217;en prendre à présent aux adeptes de la prospection de surface pratiquée par les utilisateurs de détecteurs de métaux (UDM). Dernier refuge sur le terrain d&#8217;amateurs curieux et parfois dévoyés, ces prospecteurs tombent sous le coup d&#8217;une loi de décembre 1989 qui a échoué dans tous ses objectifs et se révèle préjudiciable pour la Communauté scientifique.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur un plan général, il faut admettre que l&#8217;effectif global des bénévoles, si l&#8217;on inclut tous les prospecteurs, représente près de vingt fois le contingent d&#8217;archéologues professionnels sur le terrain. Or il est évident que le champ d&#8217;action n&#8217;a jamais été aussi vaste pour des intervenants bénévoles.</p>
<p style="text-align: justify;">De façon générale, les amateurs devraient être sollicités comme ils l&#8217;étaient naguère pour accomplir des tâches que l&#8217;archéologie professionnelle peine à réaliser notamment dans l&#8217;inventaire et la définition des sites en milieu rural. En outre, l&#8217;effarante inflation des destructions en tout genre de sites archéologiques non fouillés offre aux interventions de sauvetage un champ d&#8217;action considérable.</p>
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		<title>Archéologie: science humaine ou monopole d&#8217;état ?</title>
		<link>http://www.viveladetection.fr/archeologie-science-humaine-ou-monopole-detat/</link>
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		<pubDate>Sun, 30 Mar 2014 16:44:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[David Cuisinier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Archeologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un excellent article paru dans le bulletin numismatique de CGB: http://www.bulletin-numismatique.fr/bn/pdf/bn130.pdf Rappelons que Louis Pol Delestrée, ancien archéologue et éditeur des célèbres atlas des monnaies gauloises avait déjà publié une très belle tribune dès 2011 dans le Monde: http:...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Voici un excellent article paru dans le bulletin numismatique de CGB: <a href="http://www.bulletin-numismatique.fr/bn/pdf/bn130.pdf">http://www.bulletin-numismatique.fr/bn/pdf/bn130.pdf</a></p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons que Louis Pol Delestrée, ancien archéologue et éditeur des célèbres atlas des monnaies gauloises avait déjà publié une très belle tribune dès 2011 dans le Monde: <a href="http://www.viveladetection.fr/chappe/">http://www.viveladetection.fr/chappe/</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/03/plomb1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-5126" alt="archologie: monopole d'état" src="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/03/plomb1.jpg" width="1195" height="459" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>ARCHÉOLOGIE : SCIENCE HUMAINE OU MONOPOLE D’ÉTAT ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En mars 2011, nous avions, <a title="le monde" href="http://www.viveladetection.fr/chappe/">dans une tribune offerte par « Le Monde », </a>évoqué l’état préoccupant de la recherche archéologique en France ; depuis lors, la situation n’a fait qu’empirer, la fracture s’étant élargie entre l’Administration et les milieux non professionnels. Rappelons les données du problème. Avant les années 1980, la recherche archéologique reposait essentiellement sur des chercheurs bénévoles compétents, très motivés et capables de mener correctement une fouille, d’en étudier les données et d’en publier les résultats.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les années 1980, la recherche a été brutalement professionnalisée, au point que l’archéologie bénévole, à laquelle on devait tant, fut délibérément éliminée des structures nouvelles et que ses équipes les plus aguerries furent privées de toute initiative sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">À présent, 98 % des fouilles effectuées en France sont préventives et relèvent pour l’essentiel de l’ I.N.R.A.P. (Institut National de Recherche d’Archéologie Préventive), établissement public dont seuls les préposés sont admis sur le terrain, tandis que les opérations programmées qui représentent moins de 2 % des fouilles et tendent à s’effacer, n’accueillent qu’une proportion infime d’amateurs bénévoles.</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, la mise à l’écart de l’archéologie non professionnelle devient en fait une sorte de mise à l’index dont les exemples abondent ;</p>
<p style="text-align: justify;">La prospection par les utilisateurs d’appareils électromagnétiques est prohibée même dans les « zones blanches » sous le prétexte que certains dévoyés se livrent au « braconnage archéologique » alors que l’immense majorité de ces prospecteurs peuvent mener sur le terrain des recherches fort utiles et seraient tout disposés, comme dans d’autres pays voisins, à participer à des actions de reconnaissance et de sauvetage. Aussi bien la loi prévoit-elle une procédure d’autorisations que les autorités responsables ne délivrent plus depuis treize ans.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, une découverte purement fortuite devient, pour l’inventeur qui la déclare honnêtement à ces autorités, une véritable malédiction, certains services administratifs le traitant comme un délinquant en puissance au lieu d’entrer en propos avec lui et de l’associer à d’éventuelles fouilles périphériques. Les dépôts volontaires de telles trouvailles aboutissent trop souvent à des confiscations de fait suivies de tentatives de rachat par l’État à des prix dérisoires lorsque le déposant insiste pour récupérer son bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a plus grave encore : certains milieux s’efforcent de gêner ou d’empêcher l’étude et la publication d’un matériel archéologique considérable dont le caractère « non officiel » ne leur convient pas. Au sein même du Ministère de la Culture, un organe consultatif recommandait il y a peu aux « professionnels de l’Archéologie » de ne pas se référer dans leurs publications aux trouvailles officieuses, cela au mépris de la liberté d’expression dont les scientifiques jouissent au même titre que les autres citoyens…</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, l’Administration considèrerait comme inexistantes et vouées à la disparition des données précieuses accumulées depuis des décennies.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant, jamais à notre sens les chercheurs professionnels n’ont eu autant besoin de l’aide et de l’assistance des amateurs et chercheurs indépendants. Victimes d’un manque de moyens chronique dans tous les domaines, les archéologues les plus lucides prennent conscience de la dégradation de leur activité. Certaines opérations-vitrines livrées aux médias ne peuvent dissimuler l’arrêt intempestif de fouilles dont des extensions seraient indispensables, ni l’alarmante inflation des détériorations et destructions de monuments et de sites naguère intacts. Peu accessibles non seulement au public mais aussi aux spécialistes, des données irremplaçables stagnent dans des lieux incertains, tandis que les publications scientifiques qui devraient être la règle deviennent l’exception.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, un projet de loi sur les patrimoines est actuellement en préparation au Ministère de la Culture. Certaines dispositions pourraient concerner l’archéologie bénévole, qui ne doit plus être traitée par voie d’exclusions, d’interdictions et de répressions, ni surtout en fonction de la conception la plus extrémiste d’une archéologie nationale qui serait considérée comme un monopole d’État. Au delà de tout dogmatisme, il faut offrir au législateur l’occasion de mettre en œuvre des dispositions objectives et pérennes adaptées enfin au problème qui se pose dans la réalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Des solutions existent dans plusieurs pays de l’Union européenne notamment en Angleterre où le système du Treasure Act et son prolongement le P.A.S. (Portable Antiquities Scheme) a été mis en œuvre depuis 1996. N’en déplaise aux détracteurs patentés du système britannique dont ils ignorent souvent les règles et le mécanisme, le Treasure Act donne de très bons résultats qui viennent d’être mis en évidence dans une revue scientifique française par Roger Bland, lequel est au British Museum l’équivalent d’un directeur de Département au musée du Louvre. Le système anglais, très rigoureux sous certains aspects, permet aux autorités compétentes d’avoir connaissance d’une masse considérable de trouvailles de surface et favorise sur le terrain une fructueuse collaboration entre professionnels et bénévoles, à la différence du système français… Les scientifiques et le grand public peuvent suivre les succès du P.A.S. grâce à la publication d’un rapport annuel et à la consultation d’un site internet très bien documenté et régulièrement mis à jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, il faut être conscient que de nombreux sites trop limités pour faire l’objet d’opérations préventives sont abandonnés aux maîtres d’ouvrage et aux pelleteuses sans avoir été fouillés ni même correctement reconnus : des équipes de bénévoles dûment autorisées par les autorités auraient à l’évidence un grand rôle à jouer sur ce plan.</p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, il est hautement souhaitable de définir et d’exploiter une voie nouvelle, que bien des archéologues et de chercheurs appellent de leurs vœux, entre laxisme débridé et lobby monopoliste : vingt fois plus nombreux que les professionnels disponibles sur le terrain, les amateurs bénévoles, loin d’être bannis de la recherche archéologique, doivent y participer activement. Au sein de la « Maison Archéologie », un conflit ouvert entre des chercheurs « officiels » et « officieux » serait, pour la communauté scientifique et à tous égards, un véritable désastre qu’il est encore possible d’éviter avec un peu d’intelligence, de courage et d’imagination.</p>
<p style="text-align: justify;">Louis-Pol Delestrée, ancien archéologue, Docteur d’État en histoire ancienne, H.D.R. de l’Université de Lyon</p>
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		<title>Sauvez un anti-udm, signez la petition !</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Mar 2014 23:44:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[David Cuisinier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Archeologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, voici une pétition à signer d&#8217;urgence: http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/inrap-jean-paul-jacob-reintegrez-jean-david-desforges-archeologue-licencie-pour-incompetence...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/03/peti.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-5017" alt="petitionpour la réintégration de jean david desforges" src="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/03/peti.jpg" width="514" height="255" /></a></p>
<p>Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, voici une pétition à signer d&#8217;urgence:</p>
<p><a href="http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/inrap-jean-paul-jacob-reintegrez-jean-david-desforges-archeologue-licencie-pour-incompetence">http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/inrap-jean-paul-jacob-reintegrez-jean-david-desforges-archeologue-licencie-pour-incompetence</a></p>
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		<title>L&#8217;un des fondateurs de l&#8217;Happah encourage l&#8217;utilisation des détecteurs de métaux</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Mar 2014 01:20:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[David Cuisinier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Archeologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec sa rengaine anti-detecteur, André Schoellen pollue les forum de détection depuis 10 ans sous le pseudo d&#8217;Archaeos. C&#8217;est aussi l&#8217;un des fondateurs de l&#8217;Happah. Vous avez surement lu l&#8217;une de ses diatribes honteuses publiées sous le pseudo Cerunincus. Avant de passe...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5014" style="width: 830px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/03/schoellen.jpg"><img class="size-full wp-image-5014" alt="André Schoellen. Photo Didier Sylvestre" src="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/03/schoellen.jpg" width="820" height="382" /></a><p class="wp-caption-text">André Schoellen. Photo Didier Sylvestre</p></div>
<p style="text-align: justify;">Avec sa rengaine anti-detecteur, André Schoellen pollue les forum de détection depuis 10 ans sous le pseudo d&#8217;Archaeos. C&#8217;est aussi l&#8217;un des fondateurs de l&#8217;Happah. Vous avez surement lu l&#8217;une de ses diatribes honteuses publiées sous le pseudo Cerunincus. Avant de passer du coté des anti-udm, c&#8217;etait un farouche défenseur des partenariats archéologues-prospecteurs. Nous avons retrouvé un article que les anti-udm voudraient ne jamais voir resurgir. Grâce à viveladetection, en voici une copie ! Même les anti-udm avouent que les prospecteurs sont indispensables: CQFD, merci André !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>DU BON USAGE DES DETECTEURS DE METAUX</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le détecteur de métaux au service de l&#8217;archéologie par André Schoellen Archéologue employé à l’administration des Ponts et Chaussées du Grand-Duché de Luxembourg Notes préliminaires de l&#8217;auteur</p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;origine, l&#8217;article intitulé &#8220;Du bon usage des détecteurs de métaux&#8221; a été conçu comme réponse à un article sur les détecteurs de métaux paru en 1984 dans la revue Archéologia. L&#8217;article en question est resté longtemps à l&#8217;état de brouillon. Plus tard, je l&#8217;ai complété et remanié plusieurs fois avant de l&#8217;envoyer en 1996 à deux revues d&#8217;archéologie francophones, dont l&#8217;une à très grand tirage, en vue d&#8217;une publication éventuelle. Les deux éditeurs l&#8217;ont qualifié d&#8217;intéressant, mais ni l&#8217;un, ni l&#8217;autre ont voulu toucher à un sujet aussi épineux mettant éventuellement en cause la responsabilité d&#8217;archéologues de réputation internationale. Le World Wide Web étant un outil de communication démocratique par excellence, j&#8217;en ai profité pour y soumettre mon article à l&#8217;avis de toutes les personnes concernées ou intéressées (archéologues professionnels et amateurs, collectionneurs, juristes &#8230; ). Ma communication vise en premier lieu les archéologues professionnels pour enrayer les préjugés que certains d&#8217;entre eux ne cessent de clamer à l&#8217;encontre de ces appareils et leurs utilisateurs privés. Il a également comme but de faire découvrir aux archéologues les avantages qu&#8217;ils pourraient tirer de ce fantastique outil de travail qu&#8217;est le détecteur de métaux. Il est absolument faux de croire que je défends les intérêts de magasins de détection ou de maisons d&#8217;édition de revues de détection. Bien au contraire, je réprouve leur comportement hypocrite et perfide qui vise uniquement à gagner des sous au détriment d&#8217;une clientèle souvent bien naïve qu&#8217;ils envoient piller les sites historiques. Il est honteux que certains d&#8217;entre eux se réclament même défenseurs du patrimoine historique. Le problème des détecteurs de métaux me tient très à cœur puisque, avant de choisir le métier d&#8217;archéologue que j&#8217;exerce depuis 1990, j&#8217;ai pratiqué la prospection archéologique et la détection au moyen de détecteurs de métaux en très étroite collaboration avec le Musée de l&#8217;Etat de Luxembourg (aujourd&#8217;hui: Musée National d&#8217;Histoire et d&#8217;Art). L&#8217;article ci-joint est le fruit de plus de vingt-cinq années de prospections sur le terrain dont vingt avec divers détecteurs de métaux. Je ne connais donc pas seulement les menaces pour le patrimoine Archéologique émanant de ces appareils mais également les précieux services qu’ils peuvent rendre à l&#8217;archéologie. Grâce à mon initiative personnelle, le service archéologique du Musée National d&#8217;Histoire et d&#8217;Art de Luxembourg a fini par s&#8217;équiper de détecteurs de métaux et en utiliser systématiquement sur ses chantiers de fouilles dès le milieu des années 80. L&#8217;utilité du détecteur de métaux dans les fouilles archéologiques scientifiques est généralement reconnue au Grand-Duché de Luxembourg. Par ailleurs, les collections bien gérées de certains chercheurs du week-end utilisant des détecteurs de métaux constituent un précieux réservoir d&#8217;informations dont aucun archéologue sérieux ne peut et ne doit se passer. L&#8217;expérience luxembourgeoise a montré que rien ne vaut un bon encadrement des chercheurs du week-end afin de tirer un maximum d&#8217;informations scientifiques des données recueillies sur le terrain par ces gens. Toute critique, question, suggestion ou remarque est la bienvenue. André Schoellen</p>
<p style="text-align: justify;">Le détecteur dans les mains des particuliers Le problème des détecteurs de métaux est toujours d&#8217;actualité en France, puisque plusieurs revues spécialisées dans la détection incitent plus ou moins ouvertement les gens à fréquenter les gisements archéologiques et à piller nos &#8220;trésors de l&#8217;histoire&#8221;. La présente communication renoue avec un article de Catherine Gosselin et de Henri Gaillard de Sémainville paru en 1984 dans ARCHEOLOGIA (note 1) qui évoque les dangers des détecteurs de métaux pour le patrimoine archéologique français et européen. De nombreux aspects relatifs à l&#8217;usage des détecteurs de métaux y ont été si bien présentés qu&#8217;il paraît à première vue inutile de rajouter quelque chose. Seules les solutions proposées pour combattre ce fléau méritent, à mon avis, d&#8217;être revues et nuancées. Si j&#8217;ai bien interprété la pensée des auteurs, il s&#8217;agit d&#8217;interdire l&#8217;usage du détecteur de métaux à toute recherche archéologique effectuée par des particuliers. On doit se poser la question s&#8217;il n&#8217;est pas plus réaliste et plus bénéfique pour notre patrimoine archéologique de réglementer l&#8217;usage du détecteur de métaux en suivant la recommandation du Conseil de l&#8217;Europe n° 921 de 1981 plutôt que de l&#8217;interdire tout bêtement. Tout comme la prohibition de l&#8217;alcool aux Etats-Unis dans les années 30 a engendré la contrebande et la confection clandestine de boissons alcoolisées, l&#8217;interdiction des détecteurs de métaux pousserait automatiquement les quelques 60000 adeptes de la détection en France (et ailleurs) dans la clandestinité avec ce que cela impliquerait comme pillages. Même les amateurs de la &#8220;poêle-à-frire&#8221; qui auparavant auraient normalement déclaré leurs découvertes aux autorités compétentes, n&#8217;oseraient plus le faire par peur de se voir traduits en justice ou de se voir dépossédés du fruit de leurs recherches sans indemnité aucune. On imagine la perte énorme pour le patrimoine archéologique qu&#8217;on a voulu ainsi protéger ! Lorsqu&#8217;on ne peut pas enrayer un fléau, il faut chercher à le contrôler et même, pourquoi pas, à en tirer bénéfice. Le nombre élevé d&#8217;usagers de détecteurs constitue un potentiel énorme de collaborateurs bénévoles pour les autorités archéologiques nationales ou régionales : il faut chercher à les connaître, à les regrouper, à leur donner une formation et à garder un contact étroit avec eux. La solution la plus facile est de les faire joindre une association d&#8217;histoire ou d&#8217;archéologie, telle que l&#8217;ont proposé Gosselin et Gaillard de Sémainville. Pour revenir à leur proposition, je suis néanmoins d&#8217;avis qu&#8217;un privé peut à la fois pratiquer l&#8217;archéologie dans un cadre légal (participer à des chantiers de fouille dirigés par des archéologues de formation) et pratiquer la détection en privé dans le cadre d&#8217;une réglementation dont j&#8217;explique le fonctionnement ci-après. Les responsables des circonscriptions archéologiques devraient délivrer aux chercheurs munis d&#8217;un détecteur à leur demande des &#8220;permis de chercheur&#8221; (note 2). Ce système a été mis en place il y a une douzaine d&#8217;années au Grand-Duché de Luxembourg et fonctionne de manière plutôt satisfaisante. La crainte émise par Gosselin/Gaillard de Sémainville que cette mesure aboutira à des &#8220;sauf-conduits&#8221; de longue durée est injustifiée puisque ces permis sont renouvelables tous les ans et strictement limités dans l&#8217;espace (trois sites archéologiques sous labours au maximum). Les chercheurs au détecteur devront se procurer, outre ce &#8220;permis de chercheur&#8221;, l&#8217;autorisation du propriétaire ou du locataire du terrain avant de commencer la détection. Ils sont tenus à montrer pour examen toutes leurs découvertes aux responsables des services archéologiques (le numismate est évidemment le plus sollicité pour effectuer l&#8217;identification des pièces qui lui sont soumises). Il va de soi qu&#8217;un chercheur qui n&#8217;a pas encore déclaré ses découvertes de l&#8217;année écoulée n&#8217;obtient pas de nouveau permis. Si les chercheurs au détecteur veulent mettre en vente un objet découvert en prospection ou en détection, ils sont obligés de le signaler aux mêmes autorités qui peuvent faire valoir leur droit de préemption. Si jamais parmi les objets découverts, il y a une pièce d&#8217;un grand intérêt scientifique, les autorités (à Luxembourg : le service archéologique du Musée National d&#8217;Histoire et d&#8217;Art) peuvent exiger que le chercheur la leur cède contre une indemnisation juste et préalable.</p>
<p style="text-align: justify;">Le permis de chercheur doit être présenté, sur demande, aux policiers, aux gendarmes et aux gardes-forestiers. En pratique, on peut voir des chercheurs au détecteur munis de leur certificat en train de chercher des objets antiques sur des sites archéologiques sous labours à quelques mètres seulement des archéologues qui procèdent à des fouilles scientifiques J&#8217;entends déjà les cris d&#8217;indignation de nombreux archéologues !). Ce qui à Luxembourg est considéré conforme à une réglementation généralement acceptée est considéré comme illégal en France comme le prouve l&#8217;exemple de M. Collot, l&#8217;inventeur de cinq statuettes en bronze gallo-romaines dans un champ labouré à Mâlain (note 3) a dû les remettre aux autorités sans avoir reçu la moindre récompense. Selon le même article, M. Collot a été abusé parla publicité mensongère faite autour de l&#8217;appareil par telle maison de vente et &#8220;se crut autorisé à prospecter le site de Mediolanum avec le détecteur de mines qu&#8217;il venait d&#8217;acheter&#8221;. A ce propos, je suis malheureusement obligé de constater que la revue ARCHEOLOGIA a publié de ces &#8221; publicités mensongères&#8221; en 1976 et, à la réprobation de beaucoup d&#8217;archéologues, encore en 1990 (!). Le fait que M. Collot fut dépossédé de sa découverte sans même avoir reçu la moindre indemnisation ou récompense pour son geste civique me semble être une mesure peu appropriée : des gens ayant fait une découverte similaire avec ou sans détecteur renonceraient dorénavant à informer les autorités. En ce lieu, je voudrais relever une phrase d&#8217;un petit article sur une découverte spectaculaire paru dans ARCHÉOLOGIA (note 4) Celui-ci est en contradiction avec la notion très discutable de hasard interprétée par Mme Gosselin et M. Gaillard de Sémainville : Ainsi, selon l&#8217;article en question, le &#8220;fabuleux trésor d&#8217;argenterie romaine&#8221; découvert près de Béziers par deux chercheurs amateurs, Mme Paule Combes et M. Gilbert Fédière, lors d&#8217;une &#8220;prospection de routine&#8221; appartient par moitié à Mme Combes et pour l&#8217;autre moitié au propriétaire du terrain. &#8211; Or dans l&#8217;article de Gaillard de Sémainville/Gosselin (note 1) est écrit: &#8220;Si ces dispositions (Code civil, art. 716) s&#8217;appliquent pleinement lorsqu&#8217;un agriculteur qui, en retournant son champ, découvre un lot de monnaies, elles ne peuvent en revanche s&#8217;appliquer à un prospecteur.&#8221; La contradiction de ces lignes est évidente: en suivant l&#8217;argumentation de Gosselin/Gaillard de Sémainville, Mme Combes n&#8217;aurait pas pu faire don de &#8220;sa moitié&#8221; à l&#8217;État parce qu&#8217;elle n&#8217;y avait aucun droit. Selon eux, la découverte n&#8217;était pas le pur effet du hasard, mais le résultat de recherches intentionnelles. A mon avis tout à fait personnel, le chercheur du week-end ou le prospecteur privé (dans l&#8217;exemple cité: Mme Combes) ayant découvert un trésor devrait avoir droit à &#8221; sa moitié&#8221;, puisque la détection d&#8217;un objet (trésor) ou d&#8217;une structure relève toujours du facteur qu&#8217;on appelle le &#8220;hasard&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">La formation des chercheurs du week-end La distribution de permis de chercheur, à mon avis, est insuffisante. Il faudrait que les gens qui demandent une autorisation aux autorités archéologiques aient des notions élémentaires des objets anciens (protohistoriques, romains, médiévaux et modernes) qu&#8217;ils peuvent découvrir en prospection ou en détection. Une solution consiste à organiser régulièrement des séminaires d&#8217;archéologie obligatoires pour tous les candidats à un permis de chercheur. Ces séminaires devraient faire le tour d&#8217;horizon des différentes époques et apprendre aux gens comment gérer correctement les sites et les objets découverts (lecture d&#8217;une carte topographique, nettoyage et conservation, marquage, inventaire &#8230; ). En effet, il n&#8217;y a rien de plus frustrant pour un archéologue que de voir des objets dans une collection privée dépourvus d&#8217;indications de leur provenance! Cette proposition de séminaires obligatoires, sanctionnés éventuellement par un examen, constitue évidemment du travail supplémentaire pour les archéologues professionnels, trop souvent débordés par les nombreuses fouilles de sauvetage auxquelles ils doivent faire face. Mais à mon avis, le jeu en vaut la chandelle. D&#8217;autres solutions pour assurer une formation élémentaire des privés, amateurs d&#8217;archéologie ou de détection, consiste d&#8217;une part à les faire joindre l&#8217;une des nombreuses associations d&#8217;histoire ou d&#8217;archéologie locales et régionales (= proposition Gosselin/Gaillard de Sémainville) et de l&#8217;autre, à les faire participer à des fouilles archéologiques dirigées par des archéologues de formation. Les chercheurs privés ainsi formés constitueraient un réseau non négligeable de collaborateurs et d&#8217;informateurs pour les autorités archéologiques. Grâce à leurs prospections, de nombreux vestiges peuvent être sauvés et documentés, qui autrement auraient été irrémédiablement détruits par les techniques agricoles modernes (machines cassant les mottes de terre et artefacts anciens en petits morceaux, engrais chimiques à base de chlore, culture du maïs favorisant l&#8217;érosion, etc.). Il faut distinguer deux types d&#8217;utilisateurs de détecteurs de métaux: les uns, attirés par le goût de l&#8217;objet ou le plaisir de la détection, visitent uniquement des sites archéologiques (labourés) connus. Les autres, intéressés davantage par l&#8217;aspect scientifique de la recherche, effectuent des prospections pédestres systématiques (sans détecteur) en vue de découvrir des sites archéologiques inédits. Seulement après avoir dûment signalé les nouveaux gisements aux responsables des services archéologiques, ils y effectuent, avec leur accord et celui des propriétaires du terrain, des détections en surface (couche arable) avec leurs détecteurs de métaux. Par le passé, les signalements désintéressés des uns et des autres ont contribué à élargir nos connaissances sur le passé et à sauver de la destruction irrémédiable de nombreux vestiges archéologiques importants.</p>
<p style="text-align: justify;">La répression des clandestins irréductibles et récidivistes Ils existent et ils existeront toujours ces clandestins récidivistes qui, équipés de détecteurs, pelles et autres outils, arrachent en toute illégalité des objets antiques de la terre de préférence sur des sites archéologiques bien cachés par la végétation des forêts et des taillis (châteaux-forts, camps retranchés protohistoriques, villas &#8230; ). Jusqu&#8217;à présent, les poursuites judiciaires contre des fouilleurs clandestins sont restées l&#8217;exception. Certains archéologues réclament des lois plus strictes. Or les lois existantes concernant la protection du patrimoine sont suffisamment strictes, du moins au Grand-Duché de Luxembourg (note 5). Il suffit simplement de les faire appliquer avec beaucoup plus de rigueur : des clandestins pris sur le fait sur des chantiers de fouille officiels et/ou en forêt (où les couches archéologiques ne sont couvertes que par une mince couche de feuilles), devraient être condamnés à titre exemplaire à des peines très élevées.</p>
<p style="text-align: justify;">Les antiquaires, receleurs d&#8217;objets antiques? Il est notoire que de nombreux clandestins vendent le produit de leurs &#8220;recherches&#8221; à des antiquaires, à des boutiques d&#8217; oeuvres d&#8217;art, ou, comme cela se produit de plus en plus fréquemment, passent leurs annonces par le Minitel ou par Internet. Il ne s&#8217;agit donc pas de faire uniquement la chasse aux clandestins équipés de détecteurs de métaux, mais il faut également punir les receleurs. Le terme receleur est parfaitement justifié dans la mesure où les objets découverts au cours de fouilles clandestines (l&#8217;action de creuser un trou dans la terre, aussi petit qu&#8217;il soit, afin de retirer un objet enfoui est considéré comme fouille clandestine) sont le fruit d&#8217;un délit! La véritable provenance des objets antiques mis en vente est souvent difficile à établir puisque les clandestins indiquent une fausse provenance (soit pour brouiller les pistes, soit pour pouvoir réclamer un prix plus élevé) et les antiquaires (ou revendeurs), de bonne ou de mauvaise foi, déclarent ignorer leur origine exacte. La réalité est qu&#8217;une grande partie des objets antiques mis en vente chez les antiquaires proviennent de fouilles clandestines en Europe, en Asie, en Afrique du Nord et en Amérique du Sud. C&#8217;est donc au niveau de l&#8217;achat et de la vente d&#8217;objets antiques qu&#8217;il faudrait également renforcer la législation, mais ceci dépasserait le cadre de ma communication. La revue ARCHEOLOGIA devra d&#8217;ailleurs assumer sa part de responsabilité dans la propagation de la &#8220;chasse aux trésors&#8221; en France puisque d&#8217;une part, elle a publié des annonces de magasins vendant du matériel de détection en 1976 et en 1990, et d&#8217;autre part, elle continue à publier des annonces du genre &#8220;Collectionneur vends objets d&#8217;art antiques&#8230;&#8221;, &#8220;vente publique &#8230; préhistoire et archéologie&#8230;&#8221; ou &#8220;3615 code COLL: Pour acheter, vendre, échanger entre collectionneurs&#8221;, favorisant ainsi le trafic d&#8217;objets archéologiques en provenance de fouilles illicites.</p>
<p style="text-align: justify;">Le détecteur de métaux, un outil indispensable, en archéologie Pour beaucoup d&#8217;archéologues, le détecteur de métaux est un outil diabolique et un instrument de fouilleur clandestin. Pour ces raisons, ils refusent obstinément d&#8217;en utiliser sur leurs propres chantiers de fouille. Un autre argument contre le détecteur sur des chantiers de fouille évoqué par les détracteurs des détecteurs est que, dans une fouille archéologique sérieuse, on ne rate pour ainsi dire pas d&#8217;objet ou encore, que la quantité d&#8217;objets recueillis ne change rien au résultat scientifique. Ces deux derniers arguments sont justes et faux à la fois : en théorie, on ne devrait rien rater, mais la pratique montre que dans une fouille pourtant sérieuse, jusqu&#8217;à 90 % du mobilier métallique peut partir aux déblais si les conditions de fouille sont défavorables : une terre noire, charbonneuse ou organique par exemple risque de masquer surtout le petit et très petit mobilier. Des fouilleurs non qualifiés ou peu expérimentés (manœuvres d&#8217;entreprises de construction, élèves, chômeurs&#8230; ) auxquels les archéologues sont souvent obligés d&#8217;avoir recours sont un autre facteur de pertes considérables. L&#8217;argument souvent évoqué que la quantité d&#8217;objets récoltés ne change rien aux conclusions peut être vrai par exemple pour une couche de destruction d&#8217;une villa gallo-romaine où il est de peu d&#8217;importance si on trouve cent pièces de monnaies ou mille. Mais rater sur un site médiéval le seul denier susceptible de dater convenablement un contexte carolingien et par là toute une typologie de céramique encore mal datée serait une perte incommensurable pour la science. Même si la quantité d&#8217;objets ne change pas beaucoup à l&#8217;interprétation d&#8217;une fouille archéologique, elle la rend certes plus fiable et plus sûre. Les applications du détecteur de métaux dans une fouille archéologique susceptible de livrer du mobilier métallique sont nombreuses et ne se limitent pas uniquement aux fouilles de sauvetage ou à la récupération intégrale d&#8217;un trésor dispersé (cf. M. Gaillard de Sémainville) : Avant la fouille proprement dite, en prospection donc, le détecteur permet de localiser précisément des habitats en bois ou en pierres grâce aux concentrations de clous antiques et d&#8217;autre mobilier métallique. Dans les eaux d&#8217;un cours d&#8217;eau, il permet de localiser l&#8217;emplacement d&#8217;un pont ou d&#8217;un gué antique grâce aux offrandes offertes aux divinités fluviales. On parvient même à localiser des foyers anciens ou des fourneaux avec un détecteur de métaux approprié. Ainsi, le détecteur peut contribuer à une première évaluation d&#8217;un site. En fouille, il sert notamment au contrôle préventif des couches archéologiques à fouiller. Il est évident qu&#8217;en présence d&#8217;un signal délivré par le détecteur, l&#8217;archéologue ne doit pas arracher l&#8217;objet de son contexte stratigraphique ! L&#8217;appareil sert également au contrôle des déblais se trouvant encore dans le carré de fouille avant leur évacuation sur la décharge. A titre préventif, il est vivement recommandé de passer au détecteur tous les carrés de fouille avant de quitter le chantier, afin, en cas de signal positif, de pouvoir soustraire l&#8217;objet enterré in situ par un camouflage habile ou un prélèvement en bonne et due forme aux clandestins qui pillent les sites en cours de fouille. De même, il convient d&#8217;utiliser le détecteur à la fin de toute campagne de fouilles, surtout aux endroits jugés peu prometteurs ou sans traces apparentes de remaniements anthropiques ! Nombreuses et surtout spectaculaires sont les découvertes effectuées sur des sites définitivement abandonnés par les archéologues (Trésor de 2528 aurei à Trèves en 1993) ! L&#8217;usage généralisé de détecteurs de métaux sur les chantiers archéologiques luxembourgeois au cours de la dernière décennie a permis d&#8217;éviter la perte de milliers de petits objets métalliques qui seraient partis aux déblais et a contribué à enrichir ainsi les collections du Musée national d&#8217;histoire et d&#8217;art de quelques pièces prestigieuses. Le détecteur est un outil qui ne doit pas faire défaut dans l&#8217;équipement standard de l&#8217;archéologue professionnel tout comme la truelle, le niveau ou la planche à dessin. Le refus de l&#8217;archéologue de formation d&#8217;utiliser le détecteur de métaux en fouille est un acte d&#8217;irresponsabilité professionnelle et revient au même si un médecin-interniste refuse d&#8217;utiliser les appareils de diagnostique sophistiqués modernes pour détecter les maladies de ses patients.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Conclusions</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En guise de conclusion, il paraît indispensable d&#8217;appliquer une réglementation souple, peu contraignante, en matière de l&#8217;utilisation des détecteurs de métaux par des particuliers. Grâce à leurs signalements, les adeptes de la &#8220;poêle-à-frire&#8221; peuvent contribuer dans une large mesure à la promotion de l&#8217;histoire et de l&#8217;archéologie. Aucun service archéologique de l&#8217;Etat ne pourrait plus répondre convenablement à son devoir légal sans l&#8217;aide des milliers d&#8217;amis de l&#8217;archéologie, de collectionneurs, de “prospecteurs ” et d&#8217;utilisateurs de détecteurs de métaux, qui d&#8217;ailleurs souvent sont les mêmes. Au lieu de refuser leur apport, comme le préconisent certains archéologues rigoristes (note 6), il faut que les archéologues aillent à la rencontre des chercheurs du week-end en favorisant le dialogue et la confiance mutuelle. Il faut que les archéologues apprennent enfin à les considérer comme des partenaires responsables et non comme des criminels. Même si une réglementation telle que je viens de la proposer est loin de faire l&#8217;unanimité parmi les archéologues, ceux-ci devraient au moins reconnaître l&#8217;utilité des détecteurs de métaux dans la recherche archéologique et en faire systématiquement usage sur leurs propres chantiers de fouilles !</p>
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		<title>Pour l&#8217;Happah un archeologue faisant appel aux prospecteurs est un terroriste !</title>
		<link>http://www.viveladetection.fr/comment-lhappah-traite-les-archeologues-collaborant/</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Mar 2014 23:02:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[David Cuisinier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Archeologie]]></category>
		<category><![CDATA[Propagande ANTI-UDM]]></category>

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		<description><![CDATA[Un beau trésor a été mis à jour à Plouagat en Bretagne par un prospecteur de 70 ans et déclaré à la DRAC. Après étude, une partie lui a été restituée. Bien entendu cela révulse l&#8217;Happah de voir que certains archéologues appliquent des méthodes similaires à celles des anglais. Voici donc leur r...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un beau trésor a été mis à jour à Plouagat en Bretagne par un prospecteur de 70 ans et déclaré à la DRAC. Après étude, une partie lui a été restituée. Bien entendu cela révulse l&#8217;Happah de voir que certains archéologues appliquent des méthodes similaires à celles des anglais. Voici donc leur riposte. Il n&#8217;hésite pas à s&#8217;en prendre à leur confrères de l&#8217;INRAP: <a title="happah plouagat" href="http://www.ouest-france.fr/sites/default/files/com_presse_happah_-_depot_montaire_de_plouagat.pdf">http://www.ouest-france.fr/sites/default/files/com_presse_happah_-_depot_montaire_de_plouagat.pdf</a></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a quelques années, en 2008, un archéologues professionnel et conservateur de musée en Corse  a posté un message sur un forum de détection pour demander à la communauté si un prospecteur avait déjà trouvé un objet semblable. Il a ensuite posté d&#8217;autres objets. Nous avons retrouvé les messages: <a href="http://www.lanumismatique.com/forum/1-vt39694.hmtl">http://www.lanumismatique.com/forum/1-vt39694.hmtl</a></p>
<p style="text-align: justify;">Il recherchait aussi des bénévoles pour ses chantiers de fouille. Mélanger détection, archéologie bénévole quand on est archéologue professionnel c&#8217;est un crime de lèse majesté pour un anti-udm ! Il ne faudrait pas trop instruire le peuple.</p>
<p style="text-align: justify;">Voyant cela, l&#8217;Happah, a tout de suite réagi. Seulement ces gens ne sont pas très malins, et leur forum n&#8217;était pas sécurisé. Il y a parmi les prospecteurs quelques &#8220;geek&#8221; qui ont fait des captures d&#8217;écran et nous les ont fait parvenir. On y apprend que les dirigeants de l&#8217;Happah ont rappelé que cet éminent spécialiste était avant tout &#8220;un terroriste et un malfaiteur&#8221;. Quelle honte.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;était le début de la chasse aux sorcières qui allait faire nombreuses victimes parmi les archéologues &#8220;ouverts&#8221; aux partenariats avec les prospecteurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/03/antolini.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-4873" alt="Mr ANtonili, Archeologue corse dénigré par l'Happah" src="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/03/antolini.jpg" width="820" height="833" /></a></p>
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		<title>Serons nous la bouée de sauvetage de l&#8217;archéologie&#8230;?</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Feb 2014 17:04:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[David Cuisinier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Archeologie]]></category>
		<category><![CDATA[Coups de gueule]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis les années 90 et la réforme de l&#8217;archéologie avec en autre la mise en place de sa &#8221;professionnalisation&#8221;, le divorce semble définitivement consommé entre archéologue set bénévoles, passionnés et autres amateurs d&#8217;archéologie de proximité&#8230; En effet , avant cette p...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/02/boue-sauvetage.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-4780" alt="boue-sauvetage" src="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/02/boue-sauvetage.jpg" width="412" height="291" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis les années 90 et la réforme de l&#8217;archéologie avec en autre la mise en place de sa &#8221;professionnalisation&#8221;, le divorce semble définitivement consommé entre archéologue set bénévoles, passionnés et autres amateurs d&#8217;archéologie de proximité&#8230; En effet , avant cette professionnalisation c&#8217;est à dire cette contamination par le fric pour le moins regrettable de l&#8217;archéologie, il n&#8217;était pas rare de  trouver dans chaque commune, une association archéologique active, qui parfois publiait une revue sur ses travaux de sauvetage et ses projets qui ne manquaient pas&#8230;! Ce lien de proximité entre la population et l&#8217;histoire locale a sans doute fait naitre des vocations mais a hélas été brisé.</p>
<blockquote><p><q>L&#8217;argent qui pourrit tout, nous divise et nous fait nous haïr.  </q> Maire Claire Blais, l&#8217;instant fragile &#8211; 1995.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">On peut croire que certains d&#8217;entre nous se retrouveraient dans ces associations aujourd&#8217;hui. Pourquoi réserver à une minorité de personnes la connaissance et le sauvetage des patrimoines locaux qui souvent n&#8217;intéressent aucunement ces &#8220;professionnels&#8221; par leur faible intérêt historique. Pour eux les 20premiers cm ne font pas partie de la couche archéologique et sont donc passés au bulldozer.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces associations sont une richesse et le &#8220;ciment&#8221; d&#8217;une population avide de connaissances sur son passé et le moteur d&#8217;une intégration sociale positive.  Hélas, l&#8217;élitisme corporatiste est aujourd&#8217;hui de mise et le dédain que le citoyen lambda inspire à ces techniciens de l&#8217;archéologie (on retrouve cela dans les paroles de Mr Desforges à la fin de cet article <a href="http://www.viveladetection.fr/les-detecteurs-devraient-etre-reserves-a-des-professionnels/">http://www.viveladetection.fr/les-detecteurs-devraient-etre-reserves-a-des-professionnels/</a>), est sans commune mesure. Je parle bien sur des plus fervents pourfendeurs de notre loisir: les anti-udm.</p>
<p style="text-align: justify;">A une époque ou l&#8217;individualisme roi se retrouve renforcé à cause des crises économiques, pourquoi rabrouer ces jeunes (et moins jeunes !) avec un tel mépris que certains pratiquent avec délectation. Doit on forcément faire partie du sérail archéologique pour avoir le droit de défendre et protéger le patrimoine. Messieurs les mandarins de l&#8217;archeologie, ne vous arrogez pas le droit d&#8217;être les seuls gardiens du Patrimoine. Vous n&#8217;en avez pas le monopole.</p>
<p style="text-align: justify;">Quel gaspillage d&#8217;énergie, de volonté et de moyens financiers pour éradiquer tout ce qui n&#8217;est pas &#8220;archéologue professionnel&#8221;. Du refus d&#8217;autorisation de fouille pour ces associations, en passant par la création des risibles brouilleurs de détecteur, vous avez anéanti l&#8217;archéologie bénévole et ce au frais du contribuable. Il est facile d&#8217;imaginer qu&#8217;en recréant le lien de proximité comme ces petites associations communales, chapeautées et encadrées  par un érudit bien évidement sous le contrôle de la DRAC, cela engendrerait un élan solidaire et passionné pour l&#8217;Archéologie. Ce serait aussi  le premier pas vers un encadrement raisonné de la prospection de loisir. Mais cela, vous n&#8217;en voulez pas, vous voulez défendre votre morceau de gras à tout prix. C&#8217;est un atavus corporatiste.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant cette sensibilisation serait sans nul doute le premier rempart contre le pillage et le trafic d&#8217;artefacts et ce sans engendrer une seule dépense pour le contribuable&#8230;L&#8217;avenir de l&#8217;archéologie passe par le prospecteur. C&#8217;est ce que l&#8217;étude danoise suivante a conclus. D&#8217;ailleurs l&#8217;archéologie a t&#8217;elle vraiment le choix: peut elle se passer des prospecteurs ?</p>
<p>L&#8217;archéologie préventive ne possède pas autant de moyen qu&#8217;elle devrait comme l&#8217;explique le dernier rapport de la cour des comptes.</p>
<p>http://m.culturebox.francetvinfo.fr/archeologie-preventive-la-cour-des-comptes-prone-des-reformes-majeures-141119</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;It is worth considering whether the Danish experience can be used as a source of inspiration in this process towards a legal agenda for responsible metal detector archaeology. One could argue that archaeology does not really have a choice.&#8221;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/02/danemark.pdf">La détection au danemark</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Un archéologue de premier plan dénonce l&#8217;impasse de la situation en France</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Feb 2014 02:15:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[David Cuisinier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Archeologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article est l&#8217;un des rares soutiens que nous recevons parmi la communauté scientifique bien souvent frileuse et embourbée dans une omerta corporatiste. La voix des Allobroges, s&#8217;est peut etre sentie obligée de donner un autre point de vue après deux articles honteux parus un peu plus...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/02/impasse.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-4757" alt="impasse archéologique en france" src="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/02/impasse.jpg" width="820" height="321" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cet article est l&#8217;un des rares soutiens que nous recevons parmi la communauté scientifique bien souvent frileuse et embourbée dans une omerta corporatiste. La voix des Allobroges, s&#8217;est peut etre sentie obligée de donner un autre point de vue après deux articles honteux parus un peu plus tot:</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lavoixdesallobroges.org/histoire/568-itw-dhannibal-73-qui-a-decouvert-un-statere-allobroge">http://www.lavoixdesallobroges.org/histoire/568-itw-dhannibal-73-qui-a-decouvert-un-statere-allobroge</a>  (a lire les commentaires honteux en bas de page. Certains arguments utilisés par de soit disant prospecteurs sont dignes de conversation de café. Il est temps de contrer les anti-udm avec de véritables arguments et exemples.)</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lavoixdesallobroges.org/histoire/603-itw-de-jean-david-desforges-president-de-lhaapah">http://www.lavoixdesallobroges.org/histoire/603-itw-de-jean-david-desforges-president-de-lhaapah</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’historien André Palluel-Guillard rebondit sur la découverte clandestine du statère allobroge pour déplorer que l’archéologie se retrouve empêtrée dans des impasses juridiques.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai lu avec intérêt la découverte de la monnaie gauloise que <i>La Voix</i> a rapportée (les voix communiquent toujours quelque chose). Ce fait “divers” m’a inspiré quelques réflexions sur la vanité despotique des autorités archéologiques obsédées par le monopole de la recherche, des découvertes et ensuite des commentaires, ce qui leur  prend environ un tiers de leur temps. Un autre tiers est réservé aux transports, car ces personnes forcément éminentes viennent forcément de Lyon dont elles ne s’éloignent que le moins longtemps possible. Enfin, le dernier tiers est consacré soit à la paperasserie bureaucratique (qui tel l’ogre des contes mange tout et ne rend rien) soit à la lamentation sur l’Etat qui les accable par son avarice, ses exigences et son indifférence&#8230; De tout cela, il ne sort rien ou si peu de chose, et il en est en archéologie comme dans tant d’autres domaines de nos dictatures monopolistiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Une légalité incitant à l’illégalité</b></p>
<p style="text-align: justify;">A force de tout réserver aux spécialistes “reconnus”, il ne se passe rien nulle part ou plutôt la vie passe discrètement et massivement à côté des services. Le commerce des “poêles” est libre, ce qui suppose une utilisation ici interdite, contradiction fondamentale d’une légalité qui suscite une illégalité permanente devant une opinion résignée et finalement complice. Quand donc sera-t-il possible de concilier la liberté et la loi ? Le charme d’une activité ou d’une recherche libre en relation avec des “docteurs de la loi” qui ne se réduisent pas à des chiens de garde ou à des gardes champêtres ? Bien sûr, le commerce archéologique est interdit ou strictement contrôlé. Mais doit-il être pour autant condamné au secret, surtout dans nos régions savoyardes frontalières ? D’autant que l’on sait bien que la plupart des découvertes sont condamnées à rester enfouies dans le secret et la confusion des réserves muséographiques où souvent, faute de personnel et de crédit, elles végètent sans notes, sans photographies, sans publicité.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Qui nous fera sortir de l’impasse ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Je reste obsédé par le souvenir d’un collègue officiellement professeur d’archéologie (d’Etat bien sûr) poursuivi en justice pour un “chantier expérimental” qui avait échappé au responsable local, lui-même dépourvu de diplôme et arrivé seulement par sa compétence politique&#8230; Vous me direz que tout cela est extrêmement classique, typiquement français et condamné à exister éternellement, résignation de bon sens mais inadmissible pour ne pas rester fou dans un monde de fous. Alors qui pourrait donc prendre la décision de sortir de ces impasses juridiques ? Le prolétariat n’en a aucune connaissance, les classes moyennes aucune attention et les riches qui vivent de ces illégalités sont les seuls à s’en réjouir, à la seule condition  évidente de la discrétion.</p>
<p style="text-align: justify;">André Palluel-Guillard , professeur honoraire à l’Université de Savoie et président d’honneur de la Société savoisienne d’histoire et d’archéologie<strong><br />
source: <a href="http://www.lavoixdesallobroges.org/tribune-libre/572-reflexions-sur-la-liberte-archeologique-par-andre-palluel-guillard">http://www.lavoixdesallobroges.org/tribune-libre/572-reflexions-sur-la-liberte-archeologique-par-andre-palluel-guillard</a></strong></p>
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		<title>Les mandarins de l&#8217;archéologie: scientifiques ou talibans ?</title>
		<link>http://www.viveladetection.fr/les-mandarins-de-larcheologie-scientifiques-ou-imposteurs/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 Feb 2014 00:30:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[David Cuisinier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Archeologie]]></category>
		<category><![CDATA[Coups de gueule]]></category>

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		<description><![CDATA[En France, les partenariats archéologues-prospecteurs étaient uniquement locaux et donc peu courant; mais ils avaient au moins le mérite d&#8217;exister. Hélas depuis quelques années, ce n’est plus le cas. Une association minoritaire d’intégriste de l’archéologie dénonce systématiquement les archéol...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/02/cult.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-4653" alt="ministère culture taliban archéologie" src="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/02/cult.jpg" width="820" height="441" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En France, les partenariats archéologues-prospecteurs étaient uniquement locaux et donc peu courant; mais ils avaient au moins le mérite d&#8217;exister. Hélas depuis quelques années, ce n’est plus le cas. Une association minoritaire d’intégriste de l’archéologie dénonce systématiquement les archéologues qui collaborent avec les utilisateurs de détecteurs de métaux pour faire avancer leur recherche; ce sont les anti-udm que nous dénonçons sur ce site. On a même entendu un grand ponte de l’archéologie s’exclamer en pleine réunion officielle devant des prospecteurs que <em>“tout ce que nous trouvons avec ou sans détecteur ne l&#8217;intéresse pas !&#8221;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette personne n’est autre que Marc Drouet, sous directeur de l’archéologie au ministère de la culture ! Il précise que “même en labours maintes fois retournés et dégradés par le temps ou les engrais, ne présentent aucun intérêt, ni aucune valeur scientifique. Ces propos sont la preuve que nous ne sommes pas un danger pour les archéologues. Nos détecteurs de métaux classiques, vus l&#8217;aurez remarqué, ne pénètrent d&#8217;ailleurs que très rarement au delà de 20cm de profondeur. Attachons nous aux archéologues anglais, et plus précisément à ceux du British Museum, plus grand musée public au monde. Ce sont donc des incapables puisqu’ils appliquent eux cette méthode de collaboration avec les prospecteurs. Lors du rallye Week End Wanderer 2013, un des responsables du projet est venu présenter photos à l’appui tous les trésors qui ont été déclarés et étudiés grâce au Treasure Act et au Portable Antique Scheme, et il y en a eu des dizaines !</p>
<p style="text-align: justify;">Au delà de ces remarques qui bafouent tout esprit scientifique, on voit se profiler un problème sous-jacent. En effet, certains mandarins de l&#8217;archéologie, bien au chaud dans leur bureau, font tout pour protéger leur monopole qu’on met de plus en plus en concurrence avec le secteur privé. Ces gratte-papiers inutiles n’ont pas tenu de truelles entre leurs mains depuis des années et pourtant ils essaient de garder la main mise en refusant toute ouverture. Leur but avoué, la mort de l’archéologie bénévole, que les fouilles soient exclusivement réservées à cette poignée d&#8217;universitaires bornés qui aujourd’hui refuse tout progrès et nous menace d’un inquiétant retour en arrière ! Pour eux l&#8217;archéologie ne peut être que scientifique, exercée par des professionnels avec les dernières technologies. Il est alors étonnant que beaucoup d&#8217;entre eux ne se donnent même pas la peine d&#8217;utiliser un détecteur de métaux. Rappelons aussi à ces gens la devise de Rabelais: &#8220;Science sans conscience n&#8217;est que ruine de l&#8217;âme&#8221;. Tout est résumé ici dans deux articles publiés par Louis Pol Delestrée dont une Tribune du Monde en 2011: <a href="http://www.viveladetection.fr/archeologie-science-humaine-ou-monopole-detat/">http://www.viveladetection.fr/archeologie-science-humaine-ou-monopole-detat/</a></p>
<p style="text-align: justify;">Marc Drouet, encore lui, expliquait donc sur France inter le mai 2011 que <em>“l&#8217;archéologie c&#8217;est un métier, l&#8217;archéologie c&#8217;est une affaire de professionnels. Ce sont des chercheurs, avec des techniques, avec des formations très pointues. On ne peut pas s&#8217;improviser archéologue comme on s&#8217;improvisait au 18ème siècle ou au 19ème siècle. Aujourd&#8217;hui c&#8217;est une démarche scientifique.” </em> Pourtant, Mr Drouet, vos élucubrations sont une insulte à tout esprit scientifique. Mais d&#8217;ailleurs vous n&#8217;avez rien d&#8217;un scientifique. Vous êtes ancien élève de l’ENA (promotion René Char 1995), administrateur civil hors classe ayant exercé diverses fonctions au sein  de plusieurs départements ministériels (intérieur, finances, équipement)  avant de devenir depuis le 13 janvier 2010, sous directeur de  l’archéologie au ministère de la culture et de la communication –  Direction générale des patrimoines – service du patrimoine. Vous n&#8217;avez donc jamais touché une truelle de votre vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore plus fort. Des archéologues français avaient pris l’initiative de mettre en place une base de données participatives semblable à celle des anglais. Elle était alimentée par des découvertes de fouilles officielles mais aussi par les prospecteurs. Sous la pression de cette minorité d’intégristes, ce site ARTEFACT a été fermé début 2012 puis il a réouvert sans aucune trouvaille de prospecteur, c&#8217;est à dire dépourvu de 95% de son contenu. C’est l’application directe de l’idéologie décrite précédemment qui est prônée par cette poignée de tristes personnages à savoir qu’il est préférable qu’une trouvaille ne soit pas référencée et l’information perdue, plutôt qu’elle le soit via des prospecteurs et bientôt via des bénévoles amateurs. Et  pourtant les bases de donnée participatives sont un outil moderne.</p>
<p style="text-align: justify;">On peut légitimement craindre que dans un avenir proche, archéologues amateurs et prospecteurs, ces troupeaux de barbares “non scientifiques” seront rangés dans la même catégorie fourre-tout de pilleurs potentiels.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant, il n’est pas si lointain le temps où Jean-Paul Demoule directeur de l’INRAP, (véritable archéologue et histoiren)  déclarait sur France3 en 2008 que les 20m² de terrains bitumés à la seconde en France se révélaient bien plus inquiétant que les dégâts occasionnés par une minorité de pilleurs. Certains prospecteurs français ne sont peut-être pas aussi disciplinés que leurs homologues britanniques, nos fédérations qui ne représentent qu&#8217;elles même sont certes incapables de faire la moindre chose depuis 15 ans, les “clubs” ne sont pas développés en France, est-ce pour autant une raison pour nous laisser faire ?</p>
<p style="text-align: justify;">A nous pour cela d’être irréprochable, de nous organiser professionnellement comme les anglais l’ont fait en leur temps afin de ne pas laisser une poignée de talibans s’arroger le monopole de la fouille exclusive.</p>
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		<title>20m² bitumés à la seconde en France&#8230;bien plus inquiétant que les prospecteurs</title>
		<link>http://www.viveladetection.fr/20m%c2%b2-bitumes-a-la-seocnde-en-france/</link>
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		<pubDate>Mon, 24 Feb 2014 23:37:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[David Cuisinier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Archeologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Les prospecteurs sont dangereux pour le patrimoine, pourtant ce n&#8217;est pas ce qu&#8217;un des responsables de l&#8217;archéologie française affirmait en 2008. Interrogé lors des journées du patrimoine, Jean-Paul Demoule directeur de l’INRAP déclarait alors sur France3 que les 20m² de terrains b...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/02/bull.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-4644" alt="beton construction danger archeologie" src="http://www.viveladetection.fr/wp-content/uploads/2014/02/bull.jpg" width="820" height="358" /></a><br />
Les prospecteurs sont dangereux pour le patrimoine, pourtant ce n&#8217;est pas ce qu&#8217;un des responsables de l&#8217;archéologie française affirmait en 2008. Interrogé lors des journées du patrimoine, Jean-Paul Demoule directeur de l’INRAP déclarait alors sur France3 que les 20m² de terrains bitumés à la seconde en France se révélaient bien plus inquiétant que les dégâts occasionnés par une minorité de pilleurs.</p>
<p>La vidéo est visible ici, il s&#8217;agit de la dernière minute du reportage à partir de 5.50:</p>
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